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 Remember ~ Cécilia Sarivan

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Date d'inscription : 25/01/2016
MessageSujet: Remember ~ Cécilia Sarivan   Sam 27 Fév - 9:22

"A whole past to remember..."
NOM  → Sarivan
 PRENOM  → Cécilia
 SURNOMS  → Céci', Frisouille
 GROUPE → Bataillon d'Exploration
METIER  → Soldat
 AGE  → 17 ans
 SEXE  → Féminin
 ORIENTATION SEXUELLE  → Hétérosexuelle
 DATE DE NAISSANCE  → 21 décembre 832
 

 
ARMES & CAPACITES  → Comme tout bon soldat qui se respecte (surtout un soldat du Bataillon d'Exploration), Cécilia possède un équipement tridimensionnel. Elle utilise d'ailleurs son équipement (y compris les lames) avec une aisance incroyable. N'étant pas très forte au corps-à-corps, elle joue plutôt de ses compétences en privilégiant les attaques furtives ou à distance.
Bien qu'elle ait appris à manier le fusil et en possède un, elle ne se promène presque jamais avec. Elle apprécie cependant l'arc, l'arme avec laquelle elle est le plus à l'aise. Elle s'entraîne parfois avec dans les bois, pendant ses balades nocturnes.
 
"Étouffe tes sentiments pour les libérer plus tard..."

Description de sa situation actuelle → Cécilia est atteinte d'hypersensibilité maladive et d'amnésie chronique, et n'a pas de famille. Elle a rejoint le Bataillon il y a un an afin de se rendre utile de la seule façon qui soit pour elle. Son statut de simple soldat lui convient amplement, et elle ne souhaite pas atteindre un plus haut grade.
 
~ PHYSIQUE ~

Cécilia a un corps très simple à première vue. Elle est assez petite, ni fine ni grosse (elle mesure 1 mètre 52 pour 45 kilos), et est proportionnée plus ou moins normalement. Des jambes assez longues, des hanches et des épaules de jeune fille, et une poitrine assez petite (bonnet B). Sa peau est assez blanche, presque pâle, et sa musculature est fine, un peu trop pour pouvoir être réellement visible.
Des pieds jusqu'aux épaules, l'adolescente a donc un corps plutôt "banal".
Mais, dès que l'on parle de son visage, tout devient immédiatement plus intéressant...
Sur ce visage aux traits doux et fins, la première chose frappante est la couleur de ses grands yeux. Ils sont d'un bleu nacré très clair, si bien que, en fonction de la luminosité et du temps, ils peuvent paraître soit bleus comme le ciel, soit gris comme les nuages.
La seconde chose remarquable sur son visage se trouve au niveau de son petit nez légèrement retroussé et de ses pommettes. Cette zone de son visage est constellée de petites tâches de rousseur, assez visibles à cause de la pâleur de sa peau. Malheureusement, ces minuscules tâches ne lui plaisent pas et la complexent. Elle a donc tendance à les masquer comme elle le peut.
Il n'est pas important de s'attarder sur sa bouche, ni fine ni pulpeuse, mais bien dessinée.
Chose amusante, ce visage est surmonté et parfois caché par une tignasse impressionnante. En effet, la chevelure volumineuse de Cécilia est composée de longs frisottis roux qui lui arrivent aux hanches. En général, la rouquine préfère laisser ses cheveux détachés, libre de voltiger comme bon leur semble. Cependant, lors de l'usage de l'équipement tridimensionnel, elle les assemble en une longue tresse peu serrée sur le côté, qu'elle laisse tomber le long de sa poitrine.
La jeune fille est, la plupart du temps, vêtue de son uniforme de soldat du Bataillon d'Exploration. Cependant, même lorsqu'elle quitte cet uniforme, l'adolescente aime être libre de ses mouvements. Les vêtements et accessoires très élégants et féminins ne sont pas du tout faits pour elle. C'est le genre de tenue qu'elle ne porte qu'en cas d'extrême nécessité. Elle préfère porter des robes en tissus souples comme la laine, ainsi que des bottes ou des chaussures en peau qui n'entravent pas ses courses ou ses pas de danse.
C'est probablement pour cela qu'elle est tombée sous le charme d'un genre vestimentaire assez ancien appelé "celtique", qui non seulement est très agréable à regarder pour elle, mais aussi très agréable à porter.
La plupart du temps, ses robes sont dans les tons bleus ou verts, ses deux couleurs préférées.
~ PERSONNALITÉ ~

Encore une fois, à première vue, Cécilia est quelqu'un de tout à fait normale, voire presque invisible. Au quotidien, elle paraît (et est) calme, polie, patiente, plutôt mature et sérieuse. Elle est également une jeune fille très soignée et organisée, qu'il s'agisse d'elle-même, des biens matériaux ou du travail qu'on lui donne.
En somme, l'adolescente est vue comme une bonne soldate obéissante et assez silencieuse.
De ce fait, elle passe souvent inaperçue et ne se fait que très rarement remarquée.
Rarement, oui... Mais pas jamais...
Car oui, Cécilia a un défaut. Un défaut qui n'est pas des moindres.
Elle est atteinte d'hypersensibilité maladive.
À cela s'ajoute les défauts que ce "handicap" entraîne : une sensibilité, une émotivité, une empathie et une susceptibilité assez impressionnantes.
Cependant, la jeune fille a appris à se contrôler. Elle sait contenir ses émotions et ses ressentis le temps de pouvoir extérioriser cela ailleurs, lorsqu'elle se retrouve seule.
Sauf que, deux choses peuvent la trahir.
La première est sa tendance à vouloir parfois faire trop bien, même dans une situation critique. Résultat : au lieu de garder son image sereine et calme, elle donne l'impression d'être trop sérieuse, insensible, voire complètement déconnectée de la réalité.
La deuxième est le fait d'avoir des yeux très clairs. En effet, les yeux sont le miroir de l'âme, et lorsqu'ils sont très clairs, il est encore plus dur de cacher ce que l'on ressent. Du coup, chaque fois qu'une émotion devient trop forte, l'adolescente cesse de regarder les autres dans les yeux, ce qui peut parfois déstabiliser ces derniers.
Si un inconnu la croise dans ce genre de situation plus ou moins critique, il risque probablement de la trouver bizarre.
Il faut la connaître pour la comprendre. Et rares sont les personnes à réellement vouloir la connaître.
Mais si vous faites partie de ces rares personnes, félicitations! Vous aurez peut-être la chance d'avoir une amie très gentille et attentionnée, une confidente qui sera toujours là pour vous écouter, vous soutenir et vous aider quand vous aurez besoin d'elle. Et qui ne vous demandera jamais rien en retour.

Tout à l'heure, j'ai dit que Cécilia contenait ce qu'elle ressentait, puis extériorisait le tout une fois seule.
Comment, me direz-vous ? En criant ? En pleurant ? En se faisant mal ? En s'enfermant dans sa bulle ?
Non, rien de tout cela.
Avec elle, une seule méthode fonctionne.
L'expression des émotions par l'art.
Depuis ses 12 ans, la jeune rouquine s'exerce sur trois formes d'arts différentes : la musique et le chant, la danse, et le dessin. Voilà bientôt 5 ans qu'elle apprend différentes techniques de dessin, qu'elle joue du piano et du violon, ainsi que de la guitare et de la harpe, qu'elle entraîne sa voix et qu'elle s'améliore en danse. De ses 12 à ses 13 ans, ses journées n'ont été consacrées qu'à cela.
De ce fait, en plus de pouvoir contrôler plus facilement ses ressentis, la jeune fille a pu acquérir un nombre incroyable de compétences. Elle dessine comme une professionnelle, que ce soit réaliste ou abstrait, et chante merveilleusement bien, pourvu qu'elle reste dans les tons aigus. Grâce aux instruments de musique, l'adolescente a pu acquérir une dextérité et une capacité de précision impressionnante.
Mais la danse reste le domaine dans lequel elle a développé le plus de compétences.
Entre la grâce, l'équilibre, la rapidité, l'agilité et la souplesse, Cécilia a réussi à rehausser ses capacités physiques pourtant moindres lorsqu'elle avait été envoyée à l'hôpital à ses onze ans, après avoir failli se faire dévorer par un titan.
Pourquoi pas depuis avant ses onze ans ? Tout simplement parce qu'elle ne se souvient plus des onze premières années de sa vie. Son plus lointain souvenir est le moment où elle et d'autres enfants ont été jetés du mur Maria, sans savoir pourquoi...

Ainsi se termine le portrait de la jeune Cécilia Sarivan. Certains détails seront peut-être importants à vos yeux. Mais sachez que pour elle, seules trois choses importent vraiment : elle est soldat, amnésique et humaine. Ses trois objectifs sont donc les suivants...
Se rendre utile auprès de l'Humanité...
Retrouver son passé...
Et être libre comme le vent...
"Redécouvre le monde, et retrouve ton passé..."
~ HISTOIRE ~

Ses paupières étaient closes. Son visage, endormi, semblait aussi innocent et ignorant que celui d'un nouveau-né découvrant pour la première fois le vaste monde.

... Que se passe-t-il ?...

Son esprit, quant à lui, était loin, bien loin de tout ce qui se passait autour d'elle, flottant dans un océan de ténèbres insondable. Elle ne savait pas ce qu'il lui était arrivé. Elle ne savait pas ce qu'il lui arrivait. Ni même depuis combien de temps elle était là.
Elle dormait, tout simplement. C'était un repos sans rêve, ni cauchemar. Un repos inconscient.

.... Où suis-je ?...

Tout était calme autour d'elle. Il n'y avait aucune émotion. Pas de joie, pas de rage, pas de tristesse.

.... Qui suis-je ?...

Mais, dans ce monde qui semblait sans forme ni couleur, la jeune fille ressentait tout de même quelque chose. Quelque chose d'étrange. Une source inconnue, palpitant faiblement au cœur de ces ténèbres anesthésiantes, provoquant de frêles ondes qui se répandaient le long de leur surface lisse, avant de l’atteindre. Elle les sentait lui picoter le bout de ses doigts fins, telles de petites décharges électriques, avant de s’infiltrer dans sa main, suivre le long de son bras et gagner ses épaules, courir sur la peau tendre de sa nuque, puis finir leur course sur son visage endormi, taquiner ses paupières closes. Comme si, d’une façon ou d’une autre, elles cherchaient à la réveiller.
Au fond d'elle-même, cette source semblait sonner comme une alerte.

.... Dites-moi...

Peu à peu, elle revint à elle-même, ouvrant lentement les yeux...

.... Je veux savoir...

... Pour finir par les écarquiller d'horreur.

.... pourquoi je suis en vie...

Elle était allongée sur une surface poisseuse et molle, la tête incliné vers le sol. Un sol rouge. Rouge de sang. Avec des corps. En morceaux. Rouges eux aussi. Des têtes, des bras, des jambes, des demi-corps ensanglantés. Des petits corps.
Des corps d'enfants...
Cette vision d'horreur, la petite fille la sentit absorbée par son esprit, gravée dans son âme à l'encre rouge sang, aussi rouge que le liquide immonde qui maculait le sol. Elle la sentit oppresser sa poitrine, déchirer son cœur, souiller son regard inondé par des larmes naissantes.
La peur, l'effroi, l'horreur se mêlaient à l'incompréhension. Que faisaient ces corps ici ? Pourquoi étaient-il là ? Et surtout... Que faisait-elle avec eux ?...
Détournant le regard par dégoût et peur, la jeune fille remarqua qu'elle était allongée sur une paume. Une main énorme. Avec de gigantesques doigts. Des doigts qui venaient de se refermer sur son corps.
Alors, toute tremblante, elle laissa son pauvre regard, inondé de larmes, remonter le long du bras. Un bras de géant... Des épaules larges... Un cou disgracieux... Un sourire effrayant et ensanglanté... Un regard qui inspirait la terreur...
Un monstre...
Cette fois, les émotions prirent le dessus.
La petite fille se mit à hurler. Un long hurlement qui ne semblait vouloir cesser. Elle hurlait son effroi, sa peur, sa peine, son incompréhension. Elle hurlait, encore et encore. Pas pour appeler à l'aide, ni pour avoir une quelconque chance de survivre. Non. Elle hurlait seulement pour libérer ses émotions, se défaire de ce poids qui l'oppressait depuis qu'elle avait ouvert les yeux.
Le monstre, quant à lui, ne semblait pas porter la moindre attention aux cris de la pauvre petite âme qu'il tenait fermement dans sa main. Lentement, il ouvrit la bouche, et en rapprocha le fragile petit être qui continuait de hurler.

.... Pourquoi...

La petit fille comprit. Il allait la manger. Elle allait mourir.
Sa voix craqua, ses yeux se fermèrent, sa mâchoire se crispa.
Tout était fini...

.... j'existe...

Elle ne vit rien de ce qui se passa par la suite. Elle sentit juste la main géante cesser de bouger, puis la lâcher. Elle se sentit tomber dans le vide, juste avant qu'un bras ne la rattrape. Un bras humain. Un bras d'adulte. Du monstre, elle n'entendit que le bruit sourd qu'il fit en s'affaissant lourdement sur le sol.

« - Ça va, petite ? Tu n'as rien ? » dit une voix masculine, probablement celle de l'homme qui la tenait contre lui.

Hélas, la seule chose que pût répondre la petite fille avant de sombrer fut le seul mot résonnant dans sa tête.

« - ... Pourquoi ?... »




« - ... Je m'appelle Cécilia Sarivan, et j'ai onze ans... Je suis née le premier jour d'hiver, et j'ai failli être mangée par un titan... Mais j'ai été sauvée par des soldats du Bataillon d'Exploration... Ah, et on dit que j'ai une maladie de la tête appelée hypersensibilité... »

Un mois après la catastrophe à laquelle elle avait assistée, la jeune Cécilia n'arrivait pas à se souvenir d'autre chose. Impossible pour elle de se rappeler de quoi que ce soit d'autre datant d'avant ce fameux jour. Elle était victime d'une amnésie persistante.
Cependant, son nom avait suffi pour pouvoir l'identifier.

"Cécilia Sarivan, onze ans, née le 21 décembre 832, prise en charge l'année dernière pendant une semaine par un hôpital psychiatrique à cause d'une crise de nerfs importante due à une hypersensibilité maladive. Elle était accompagnée par sa mère à la prise en charge. Il est cependant impossible de la retrouver, car aucune adresse n'est indiquée sur les formulaires remplis."

C'était tout ce qu'elle avait pu lire en regardant discrètement le dossier du médecin à l'envers. Hélas, cela ne suffit pas pour l'aider à retrouver la mémoire. Mais cela l'avait intrigué. Hypersensible maladive ? Cela voulait dire... Qu'elle était comme les gens très sensibles, mais en très fort ?

« - Mais, monsieur... Est-ce que je peux être soignée ?... »

Le médecin avait hésité avant de répondre. Elle l'avait remarqué.

« - Malheureusement non, jeune demoiselle... avait-il fini par dire. Cependant, nous pouvons t'apprendre à te libérer de tes émotions pour pouvoir te contrôler toute seule.

- Toute seule ? Vous voulez dire... Sans médicaments ? Sans piqûres ?

- Sans médicaments et sans piqûres. »

Dans un soudain élan d'espoir, la jeune fille se mit à pleurer de joie, et promit de faire de son mieux.
Mais, vu sa réaction, cela risquait d'être long...

C'est ainsi que Cécilia passa quelques premiers mois dans cet hôpital, apprenant différentes manières pour contrôler ses émotions.
La plupart des méthodes se traduisirent par un lamentable échec. L'hypersensibilité de la petite fille était trop forte pour qu'elles puissent fonctionner. Pendant un moment, les médecins pensaient même devoir abandonner.
Mais, contre toute attente, une méthode fonctionna.
L'expression des émotions par l'art.
En 845, un an et quelques mois après ce fameux jour à jamais gravée dans sa mémoire, Cécilia entendit parler d'une attaque de titans particuliers. Un titan colossal et un titan cuirassé.
Une attaque qui avait provoqué la perte du Mur Maria et la mort d'un quart de la population...
Ce jour-là, Cécilia demanda à ce qu'on la laisse seule. Elle prit du charbon de bois avec elle et s'enferma dans sa chambre. Les infirmières ne purent l'en empêcher. Cependant, elles passèrent souvent près de sa porte, vérifiant en tendant l'oreille qu'elle ne faisait pas une nouvelle crise de nerfs.
Au bout de deux heures, la jeune fille rouvrit tranquillement la porte, laissant les infirmières rentrer dans la chambre et découvrir avec surprise... que les murs étaient gribouillés de toute part.
Avant même que les infirmières n'aient eu le temps de poser la moindre question, Cécilia leur répondit calmement :

« - Je me sentais un petit peu mal par rapport à cette histoire de titans. Mais maintenant que j'ai dessiné, je vais beaucoup mieux. Je ne me suis jamais sentie aussi légère. »

Et elle se mit à rire. Un petit rire frais et mignon, qui collait merveilleusement bien avec son visage enfantin. Un rire que tout le monde entendait pour la première fois.
Un rire qui était l'exact opposé de tous les dessins sur les murs qui l'entouraient.
L'exact opposé de toute la peur qu'elle avait exprimé avec quatre grands supports vierges et un peu de charbon de bois.
Ce fut la première amélioration visible par les médecins.
Le jour suivant, il fut décidé que la jeune Cécilia Sarivan disposerait de tout le nécessaire dont elle avait besoin pour dessiner. On essaya également de lui apprendre à jouer de plusieurs instruments de musique, y compris sa voix, et à danser.
Pendant cette deuxième année, son temps fut donc consacré à ces trois formes d'art, qu'elle utilisait pour exprimer ses émotions et ainsi s'en libérer facilement.
En plus de pouvoir se contrôler, Cécilia pût aussi développer de nouvelles compétences. Elle développa un vrai talent pour les différentes techniques de dessin, arriva à acquérir une dextérité incroyable en jouant du piano, du violon, de la harpe et de la guitare, ainsi qu'une agilité, une souplesse, une grâce, un équilibre et une rapidité incroyable pour quelqu'un de son âge.
Tous les jours, de l'aube au crépuscule, elle s'entraînait, encore et encore.
Parce qu'elle savait que cela l'aidait.
Parce qu'elle savait que cela lui faisait du bien.

Deux ans étaient passés depuis la catastrophe qui avait touché la jeune Sarivan, et un an depuis la prise du mur Maria par les titans. Cécilia avait désormais treize ans.
Cette année était importante pour elle. Non seulement parce qu'elle était considérée comme "apte à vivre normalement en société", mais aussi parce qu'elle avait pris une grande décision.
Elle allait devenir soldat, et rejoindre le Bataillon d'Exploration.
Tous avaient été surpris par son choix. On lui disait qu'elle était folle, qu'elle savait pourtant de quoi les titans étaient capable, que c'était du suicide d'aller les combattre alors qu'elle avait déjà failli mourir de la main de l'un d'entre eux.
Mais sa réponse fut toujours la même.

« - Vous m'avez toujours dit qu'il faut combattre le mal à sa source, non ? C'est ce que je vais faire. Je suis inutile entre ces grands murs, alors si je peux aider l'humanité en combattant sur le territoire des titans, je le ferai. Et puis, peut-être qu'en me retrouvant face à eux, je me rappellerai ce qu'il m'est arrivé. »

Cécilia rejoignit donc les jeunes recrues. Les tests furent difficiles, mais elle arriva à tous les passer. Et, bien que les épreuves de force physique soient passés de justesse, ses compétences développées durant l'année passée lui permirent de maîtriser à merveille l'équipement tridimensionnel et de manier les armes mieux que quiconque. Le travail d'équipe ne fut pas non plus un problème, car elle se savait peu stratégique et se laissait donc dirigée par les personnes plus compétentes dans ce domaine.
Contre toute attente, la jeune fille arriva même à se faire des amis. Un ami, plus particulièrement, qui aimait beaucoup la musique et qui la regardait souvent dessiner. Il se nommait Joshua, avait un an de plus qu'elle, et souhaitait, quant à lui, rejoindre les Brigades Spéciales. Les deux adolescents étaient tout le temps ensemble, et n'hésitaient pas à s'entraider pour améliorer leurs compétences. Ils étaient aussi complices qu'un frère et une sœur. Elle l'appelait Jojo, il l'appelait Frisouille. Et ils s'amusaient énormément ensemble. Jamais la jeune Sarivan n'avait autant aimé quelqu'un.

Ainsi passèrent les trois années d'entraînement des jeunes recrues. Cécilia avait maintenant 16 ans.
Le test final fut passé avec succès par les deux amis. Cependant, alors que Joshua finit premier du classement, Cécilia, elle, se retrouva juste derrière les dix meilleurs.
Pour cette dernière, les résultats lui convinrent parfaitement. Elle se fichait éperdument de sa place dans le classement. Depuis le début, son but était de rejoindre ceux qui l'avaient sauvé des griffes d'un Titan. C'était sa façon à elle de se rendre utile, et de les remercier.
Mais pour son ami...

« - Comment ça, tu veux finalement rejoindre le Bataillon ?!?

- Ben quoi ? répliqua-t-il, le nez dans son dîner. Ça ne te fait pas plaisir ? »

- Là n'est pas la question, Joshua! protesta Cécilia. Je croyais que tu voulais rejoindre les Brigades Spéciales pour servir le Roi. Qu'est-ce qui t'a fait changé d'avis ? »

Le jeune homme ricana, avant d'ébouriffer la crinière de la rouquine.

« - Je ne vais tout de même pas laisser ma petite Frisouille gambader dans la nature sans surveillance... » dit-il d'un ton à la fois tendre et espiègle.

La future soldate ne put que rougir face aux paroles de son frère de cœur, avant de grommeler et de détourner le regard, à la fois agacée, touchée et gênée.

« - T'es vraiment un abruti, Jojo... »

C'est donc ensemble que les deux amis rejoignirent le Bataillon d'Exploration. Tous deux s'adaptèrent rapidement à leur nouveau quotidien, l'une en restant discrète, l'autre en restant aux côtés de sa protégée, faisant de son mieux pour l'aider à s'intégrer dans leur nouvelle équipe.
Étant sûre de pouvoir contrôler ses émotions, et ne voulant pas être vue comme une fille "bizarre", Cécilia demanda aux supérieurs de taire son problème à tous ses autres collègues. Ils comprirent son choix, et acceptèrent.
Quelques semaines plus tard, tous les soldats, y compris les deux amis, participèrent à leur première expédition.
Quelle joie ce fut pour eux de voir la porte s'ouvrir devant eux, de sentir la cape ornée des ailes de la liberté sur leur dos, et d'entendre l'ordre d'avancer. Et leur joie fut bien plus immense lorsqu'ils quittèrent le mur Rose pour voir devant eux le vaste territoire de Maria. Le vaste territoire qu'ils devaient reconquérir.
La liberté semblait leur tendre les bras.
Hélas, Cécilia et Joshua en avaient oublié les risques...
Trois titans nommés "déviants" attaquèrent le groupe des deux amis. Les deux premiers furent simples à tuer. Cécilia en tua gracieusement un premier, Joshua un second. Mais le troisième, le plus gros, semblait plus rapide et plus "intelligent". Et les deux amis eurent beau combiner leurs forces, ils furent rapidement les deux seuls survivants du groupe.
Et, alors que la jeune Sarivan tenta d'atteindre le cou du titan, ce dernier arriva à l'attraper en plein vol, la serrant dans sa poigne.
Cécilia, face à cette situation, ce rappela de ce fameux jour.
La forte poigne...
Le corps gigantesque...
Le sourire effrayant et maculé de sang frais, dont elle se rapprochait...
La jeune adolescente porta sa main libre à son front. Son crâne bourdonnait. Les mêmes images passaient en boucle, inlassablement, lui provoquant une migraine atroce.
Affaiblie, épuisée, la jeune fille ne sut contenir toute sa peine. Ses larmes commencèrent à couler, doucement, inondant son visage anormalement pâle.

« - À l'aide... »

Soudainement, quelque chose s'interposa entre elle et la gueule ouverte du titan.

« - ... Jojo! Non! »

Joshua n'écouta pas le cri de protestation de son amie, et trancha deux doigts du géant, libérant l'équipement et le second bras de l'adolescente.
Hélas, à quel prix...
Le malheureux se fit attraper au niveau du bassin par les deux rangées de dents ensanglantées.
Cécilia, paniquée, tendit la main à son ami, espérant le sortir de là.
Mais il était trop tard...
Et c'est en larmes que Joshua adressa ses derniers mots à la jeune fille.

« - ... Prend soin de tes bouclettes... Frisouille... »

La jeune Sarivan ouvrit la bouche, les larmes aux yeux. Elle pensa hurler le nom de son ami. Mais elle ne s'entendit pas. Tout comme elle ne vit pas vraiment Joshua se faire couper en deux par l'effrayante bouche. Du moins, elle ne vit pas que cela.
Elle vit aussi une autre scène. Très semblable.
Des enfants alignés en haut du mur, près d'elle...
Des hommes en noir qui les empêchaient de s'enfuir...
Un titan en bas du mur, attiré par leur présence...
Les enfants jetés un à un dans le vide...
Elle, qui tendait la main vers eux, espérant avoir une chance de les rattraper...
Les cris étouffés par les bandeaux attachés autour des bouches tremblantes...
Et les giclées de sang...
Semblables à celle qui venait de lui fouetter le visage. Qui venait de son propre ami. Et qui maculait désormais sa peau blanche et inondée de larmes.
Alors, elle ne pût se contrôler.
Son visage se crispa. Son regard changea.
Ces nouvelles images, ces nouveaux souvenirs qui se mêlaient à l'ouragan qui tourbillonnait dans sa tête...
C'était trop pour elle.
Pris d'une rage sans fin, la jeune femme poussa un hurlement sauvage, avant de trancher le reste de doigts encore intacts du titan. Puis, une fois entièrement libérée, elle se mit à l'attaquer de toute part à une vitesse fulgurante.

« - Arrêtez! »

Pendant de longues secondes, elle s'acharna sur le monstre, tranchant sa peau, coupant ses membres, d'une manière certes efficace, mais incroyablement désordonnée. Ses déplacements n'avaient aucun sens logique, et elle repassait plusieurs fois au même endroit.
Plus rien n'était censé, plus rien n'était lucide.
Tout en elle n'était plus que rage, vengeance, folie...

« - Arrêtez! »

Et même après lui avoir donné le coup de grâce, elle continua de s'acharner sur lui, transformant chaque partie de son corps n'ayant pas encore disparu en bouillie infâme.

« - Arrêtez, arrêtez, arrêtez! »

Et elle continua, encore et encore, sans se soucier du reste. Sans se soucier du regard empli d'inquiétude des soldats venus voir l'étendu des dégâts. Sans se soucier de ses supérieurs qui lui criaient d'arrêter.
Jusqu'à-ce qu'un coup dans la nuque vienne l'immobiliser.
Une nouvelle fois, elle s'effondra, en larmes, n'ayant le temps de dire qu'un simple mot avant de sombrer. Le même qu'il y a 5 ans.

« - ... Pourquoi ?... »

Ce jour-là, la jeune Sarivan faillit se faire renvoyer.
Une fois les survivants rentrés, la jeune adolescente, sans plus de cérémonie, alla s'enfermer dans sa chambre. Elle y passa deux jours entiers, sans boire, ni manger, ni même dormir. Elle dessina sur des dizaines de feuilles, espérant que tout ce qu'elle ressentait n'était qu'une simple émotion, et que tout disparaîtrait une fois qu'elle aurait fini de noircir ces feuilles.
Sauf que ce n'était pas une émotion.
C'était un fait.
Et, pour toujours, cela resterait un souvenir.
Au bout de ces deux jours, elle fut retrouvée évanouie sur le sol, entourée de dizaines de dessins dont le ressenti aurait pu toucher un cœur de pierre.
On réussit à la remettre sur pied. Mais désormais, tout le monde savait qu'elle n'était pas "normale".
Il lui fallut du temps pour estomper la "rumeur" courant sur elle et regagner la confiance des autres...

Désormais, une année est passée depuis ce second désastre. Cécilia a maintenant 17 ans.
Durant ces derniers mois, la jeune fille a bien grandi. Elle est désormais une jeune femme bien plus mature, et un excellent soldat. Elle a pris pleinement conscience de la gravité de son cas, et s'est promise de faire en sorte ne plus jamais sortir de ses gonds comme elle l'a fait ce jour-là.
Car elle a un but.
L'humanité a tout un monde à reconquérir.
Elle, elle a tout un passé à retrouver...

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